24/04/2015
Les bienheureux, de Patryck Froissart
Les bienheureux, de Patryck Froissart
Article dans BSC News
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14/03/2015
Les oeuvres de Patryck Froissart
OEUVRES PUBLIEES DE PATRYCK FROISSART
LA DIVINE MASCARADE
La poésie est aussi propre à exprimer toute la beauté de la nature que toutes les laideurs dont l'homme la gangrène jusqu'à la menacer de destruction totale. De même, le poème peut être tout autant l'hymne à la grandeur de l'humanité que le pamphlet mettant à nu ses tares et ses hideurs.
L'amour, la haine, la paix, la guerre...
Dans la noblesse et dans la bassesse, dans ses conduites généreuses et magnifiques et dans ses actes d'égoïsme et de cruauté, dans les atrocités qu'il commet depuis toujours au nom des dieux qu'il vénère, l'homme est-il ou non agi par quelque volonté divine invisible qui posséderait et actionnerait toutes les ficelles?
Cette question inquiète, l'homme se la pose depuis qu'il a une âme, depuis qu'il est, justement, animé on ne sait par qui, ni par quoi, ni pourquoi.
Patryck Froissart, poète, romancier, nouvelliste, brosse dans ce sombre recueil, sans concession ni réserve, un tableau désespéré de l'état de nos sociétés, et en fait porter la responsabilité à Celui ou à Cela qui habite l'homme.
Lecture déconseillée aux dépressifs...
Disponible en librairie ou sur commande en ligne directement chez l'éditeur:
http://www.ipaginastore.com/fr/home/44-la-divine-mascarad...
ISBN: 9782367910352
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LES BIENHEUREUX
Après avoir été finaliste dans la catégorie "Littérature" pour le livre numérique de l'année 2013...
Après avoir remporté le prix spécial Fondcombe 2014...
"Les Bienheureux" de Patryck Froissart
obtient en novembre 2014 une excellente critique dans le magazine littéraire BSCNews de novembre 2014.
Synopsis :
A quel point le bonheur d’aimer ou d’être aimé peut-il se conjuguer avec l’acceptation de se soumettre aux exigences de l’autre, voire naître et croître à mesure que ces contraintes se changent en un asservissement s’accompagnant d’humiliations, de brimades, et, à l’extrême, de sévices susceptibles de provoquer la mort?
C’est la question que posent les huit nouvelles de cet angoissant recueil de Patryck Froissart.
La thématique du plaisir-souffrir est ici sous-tendue par le mythe de la femme fatale, de la sirène, de la Lorelei qui joue de la fascination qu’elle exerce pour précipiter les bateliers contre les rochers où se fracassera leur esquif.
Disponible en librairie ou sur commande en ligne directement chez l'éditeur:
http://www.ipaginastore.com/fr/home/16-les-bienheureux-version-papier-9782367910130.html
ISBN: 9782367910130
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03/02/2015
La divine mascarade, de Patryck Froissart
Une démarche de déconstipation mentale...
L'Histoire est un éternel recommencement, tel un ruban de Möbius qui questionnerait sur la véritable face de l'Humanité. Nulle dualité entre le bien et le mal mais plutôt... une sinistre et permanente compromission.
La poésie est aussi propre à exprimer toute la beauté de la nature que toutes les laideurs dont l'homme la gangrène jusqu'à la menacer de destruction totale. De même, le poème peut être tout autant l'hymne à la grandeur de l'humanité que le pamphlet mettant à nu ses tares et ses hideurs.
L'amour, la haine, la paix, la guerre...
Dans la noblesse et dans la bassesse, dans ses conduites généreuses et magnifiques et dans ses actes d'égoïsme et de cruauté, dans les atrocités qu'il commet depuis toujours au nom des dieux qu'il vénère, l'homme est-il ou non agi par quelque volonté divine invisible qui posséderait et actionnerait toutes les ficelles?
Cette question inquiète, l'homme se la pose depuis qu'il a une âme, depuis qu'il est, justement, animé on ne sait par qui, ni par quoi, ni pourquoi.
Patryck Froissart, poète, romancier, nouvelliste, brosse dans ce sombre recueil, sans concession ni réserve, un tableau désespéré de l'état de nos sociétés, et en fait porter la responsabilité à Celui ou à Cela qui habite l'homme.
Lecture déconseillée aux dépressifs...
Vous pouvez le recevoir en passant commande ici.
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05/10/2014
Eloge littéraire de la veulerie ou "Des bienheureux" de Patryck Froissart, par Christophe Vallée
Eloge littéraire de la veulerie
Ou des bienheureux de Patryck Froissart
Les bienheureux de Patryck Froissart est un recueil de nouvelles qui obéissent à une facture toute classique du point de vue de la technique littéraire : il s'y révèle comme maîtrisant parfaitement les codes de ce genre éminemment anglo-saxon. Il est vrai qu'ayant vécu à l'île Maurice, pays anglophone s'il en est, il sait que ce genre permet en peu de mots d'aller à l'essentiel même si certains des textes les plus longs peuvent s'apparenter à la sotie, genre bien français celui-là. Il a su éviter de tomber dans la description sociologique, le rôle de l'écrivain n'étant pas de copier la vie mais comme le disait Stendhal de refléter le bord d'un chemin par le biais d'un miroir qui forcément n'est qu'une représentation. Il a le don d'évoquer en quelques lignes non seulement une situation mais les climats dont parlait André Maurois à propos de l’âme de ses personnages.
D'abord on part sur une tonalité réaliste comme l'annonce de la construction d'un tronçon routier, et, selon la technique de Flaubert, progressivement on s'en écarte afin que la tragédie se mette en place, et à la fin il y a des morts qui font l'enrichissement de certains. Dans La voie de garage, la dureté du cynisme des descriptions et les trois dernières lignes sont un régal de perversité.
Mais aussi d'une certaine façon et paradoxalement dans toutes ces nouvelles sont sous-jacentes des leçons de moralisme à La Rochefoucauld ou à la Camus.
Méfiez-vous de l'humanité.
La technique est toujours la même : un début, un milieu, une fin pour des histoires riches en péripéties ironiques ou carrément comiques (Recette).
S'inspirant à la fois d'anecdotes sur fonds des paysages où il a vécu (le Maroc, l'Océan Indien, le Nord de la France), il s'inscrit dans une tradition littéraire nouvelliste française peu connue en dehors des classiques et pourtant particulièrement vivace au XXe siècle : il grossit les effets et ménage les surprises. Ses chutes sont admirablement drôles : en deux ou trois lignes l'affaire est réglée et la morale de l'histoire est tirée : « Les braves petites viennent d'épouser, nous apprend le carnet rose de la gazette locale, deux jumeaux mécaniciens qui sont associés avec leur beau-père ». On dirait du Marcel Aymé ou du Marcel Jouhandeau dans la précision cynique et le scalpel de l'écriture.
La description de l'espace est souvent aussi brève qu’efficace, elle plante le décor de la tragédie en route, l'intrigue se résume à deux ou trois éléments qui s'enchaînent ou à l'évolution d'un personnage qui chute brutalement de par sa veulerie, son inconscience, sa naïveté et sa méconnaissance du mal que peuvent faire les hommes.
Les grandes nouvelles, La voie de garage, La cure, La sangsue, La mante opèrent des glissements de point de vue, des mises en abîme, un jeu sur les assonances (en /ɛR/ dans La sangsue) ou sur les figures de style nommées (La mante) où les didascalies et les ellipses ne sont pas simplement dans le mot mais dans la chose.
Notons aussi la chronologie trompeuse entre le temps de l’écriture et la décennie à venir dans La cure.
Tout cela permet de multiplier les points de vue ; lecteur auteur narrateur personnage sont réunis par le jeu de l'écrivain qui prend un malin plaisir à conduire le lecteur sur le chemin du plaisir littéraire avec une telle perversité rhétorique.
La lenteur de la mise en scène et les descriptions au début des nouvelles se fracassant sur les chutes rapides ou les enchaînements de cause à effet produisent à la fin le rire ou l'effroi comme dans Recette dont une scène semble tirée de Chabrol.
L'écrivain unifie tous ces points de vue soit par l'intermédiaire d'un personnage soit par l'intermédiaire du narrateur soit par l'intermédiaire du lecteur afin de donner l'illusion de la vérité. Tout le vocabulaire est précis, avec quelques tirades à la Albert Cohen quand il s'agit de montrer la gloutonnerie sensorielle de certains personnages, avec la destruction des clichés comme dans le retournement de la dialectique du maître et de l'esclave comme dans La faille, avec les modes narratifs qui jouent sur la succession des dialogues et de la description, avec une langue qui alterne comme dans une polyphonie le sens ordinaire et l'herméneutique littéraire propre à un genre littéraire, tout cela concourt par une progression graduelle et tout en doute à remettre en cause les idées reçues dont parlait Flaubert.
Il ne s'agit pas simplement d'une narration mais d’un point de départ dans la réalité : La fille aux vidéodisques ressemble étrangement à un fait divers d’il y a quelques années. La souricière ou comment se débarrasser de l'importun est un thème classique dans la littérature nouvelliste. L'intrigue dressée en quelques paragraphes à l'incipit des nouvelles feint d'égarer le lecteur afin d'épuiser toutes les virtualités possibles d'une nature humaine égoïste, mauvaise, profondément amorale.
L'extériorité dans ces nouvelles apparaît toujours comme un deus ex machina qui va imposer un ordre au sujet en déclenchant la tragédie finale, même si la situation de départ est toujours une relation entre des personnes dans un rapport professionnel amical ou amoureux enchaînant une succession de jeux de possibles, soit comiques soit éminemment tragiques.
Froissart procède à la façon de Simenon menant une enquête policière afin de mettre à nu l’hypocrisie, d’écailler le vernis social, d’éprouver la bonne conscience du bon français moyen, comme le faisait Marcel Aymé, encore lui, dans ses nouvelles. La fin est toujours la même, inéluctable : l'exil, la solitude, la mort, l'échec, la frustration, la décadence et le désenchantement.
Au fond, même s'il s'en défendait, Patryck Froissart est un moraliste du Grand Siècle : ces petites bombes rédigées, présentées sous la forme d'un fait divers, d'une anecdote, sont de la nature d'une fable, voire d'une parabole de notre humanité dans un monde plein de bruits et de fureur raconté par un idiot comme le disait Shakespeare.
Le destin est implacable la subjectivité n'en est pas une, même celle de l'auteur puisque quand il dit Je il y associe aussitôt le nous comme dans la dernière phrase du recueil.
La société enferme l'homme dans un esclavage qui s'oppose à la revendication de la subjectivité, et le soumet à un code trop sévère… Cette contrainte est rendue ici par la métaphore des femmes dominatrices. La mante, la sangsue, ou encore La faille, si bien nommée, font penser à la Tristana de Bunuel ou aux Bonnes de Jean Genet.
La chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres : heureusement qu'il y a l'écriture pour que nous échappions à nos démons. Telle pourrait être la conclusion de ce recueil polyphonique à plusieurs voix qui réveille en chacun le plaisir du texte.
À consommer sans modération.
Christophe Vallée
philosophe et écrivain
22:35 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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02/09/2013
Les bienheureux
Les bienheureux
A quel point le bonheur d’aimer ou d’être aimé peut-il se conjuguer avec l’acceptation de se soumettre aux exigences de l’autre, voire naître et croître à mesure que ces contraintes se changent en un asservissement s’accompagnant d’humiliations, de brimades, et, à l’extrême, de sévices susceptibles de provoquer la mort ?
C’est la question que posent les huit nouvelles de cet angoissant recueil de Patryck Froissart.
La thématique du plaisir-souffrir est ici sous-tendue par le mythe de la femme fatale, de la sirène, de la Lorelei qui joue de la fascination qu’elle exerce pour précipiter les bateliers contre les rochers où se fracassera leur esquif.
18:20 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : patryck froissart, les bienheureux, ipagination | |
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26/03/2012
iPagination
Site d'auteurs pour auteurs mettant en commun leur intérêt pour l'écriture, iPagination se présente comme suit:
Lisa
J'ai 25 ans mais cela fait dejà bien longtemps que j'écris et que je lis, car pour moi, ce sont deux des choses les plus importantes de ma vie. cela me permet de changer de la souffrance en rêve, de m'évader, comme avec une baguette magique. Ces moments je veux les partager avec le plus de monde possible car il ne faut pas renier le rêve, ni le bonheur qui tiennent parfois à si peu. je diversifie mon écriture depuis peu, ayant troqué la poésie contre des nouvelles et des contes. si vous voulez faire un peu de magie autour d'un verre, venez donc à l'ipapotage !
Jean-Marc
Après une vie bien rangée d'ingénieur dans les télécoms à Paris, j'ai décidé d'y mettre un grain de folie... Je rejoins Ipagination en tant qu'humoriste en herbe et pour y apporter ma connaissance des nouveaux outils de communication... Comme mon pseudo l'indique, je suis en charge des aspects marketing...Au fait... c'est quoi votre besoin ?
J'aime : l'histoire, l'économie, les figurines historiques , la cuisine (en tant que gourmet et Chef amateur), la prestidigitation, le chant, les mots cachés des sens et le sens caché des mots...
Je n'aime pas : le sport, l'opéra.
Léo
J'aime les mots, ceux qui crient les âmes, pansent les blessures, transmettent des états, des histoires et donnent vie à des personnages inoubliables.
J'aime ceux qui les produisent, les polissent, les partagent. Ceux qui gravent leur époque d'un témoignage, d'une empreinte, qui disent à qui voudra bien le lire, que nous avons existé, même imparfaits.
J'aime les fous d'écriture qui pensent secrètement pouvoir changer le monde s'ils étaient lus de façon planétaire. J'aime les artistes qui aiment à partager leur art, le mettre au service de bien d'autres, pour créer une unité inconnue jusqu'alors.
J'aime ces femmes et ces hommes qui œuvrent à rendre les choses possibles. Au cimetière des mots, j'aimerais me recueillir le sourire aux lèvres sur "utopie", lui déposer ma gerbe de rêves, sans plus aucuns regrets.
C'est pour cette raison que je crois en Ipagination, à ceux plus nombreux chaque jour, qui constituent ce magnifique projet et le font vivre, durablement, pour eux, mais aussi pour d'autres.
JeF
Je me suis reveillé un matin en me disant " tiens ... et si jamais je montais un site pour promouvoir autre chose que l'establishment littéraire, des gens nouveaux, un sang neuf, pour l'amour du partage plus que pour le business ?".
Je compte sur vous toutes et vous tous, et sur notre travail pour démontrer que ce n'était pas une idée totalement barge.
J'aime : Les escargots de Bourgogne, les jardins japonais, le rugby, les bananes flambées, les poèmes de Laforgue, le théâtre de Vian, la compagnie des femmes, Schubert, Beethoven, Nickelback, Evanescence, les maths, la philo, les boutons de manchettes, les whisky irlandais, les contes pour enfants, Nicolas de Stael, les aquarelles de Dürer, les matchs d'improvisation.
Je n'aime pas : Renoncer à un rêve, le manque d'enthousiasme, les sentiments négatifs, le chou fleur en salade, l'incivilité sous toutes ses formes, les pianos mal équilibrés, devoir porter des chaussures, les appartements mal aérés, le manque d'organisation.
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29/09/2011
La Mise à Nu: extrait 1
Le maître, indisposé, rentré chez lui avant l’heure, avait surpris son épouse extraordinairement nue, l’espiègle, qui ne l’avait pas entendu revenir, en beau train de batifoler caracoler cabrioler cultorgnoler follement de la cave au grenier avec l'adjoint au maire Innocent Boelaert, en transe, breloques brinquebalantes, qui lui pinçait lui agrouliait lui mordouillait en salivant les fesses bondissantes comme les singes ont usage de le faire à celles des Patagonnes.
Vla qu’i queur à perte haleine,
Pour attraper sin minou,
A l' cour, même à l' bass' cuijeine.
Et au guernier, tout partout1
Lorsque le mâle régulier, sorti brusquement de la soupente où il s’était un temps dissimulé pour apprécier la situation et se chauffer la bile, eut eu intempestivement interrompu la chevauchoire en chambre de l'échevin échevelé éperonnant l'écervelée qui fort arrutéliant s'était toute offerte au montoir, le barbichu avait précipitamment dissimulé sa courte pointe sous un couvre-lit qui ne lui appartenait pas, et s’était lâchement esquivé par la fenêtre vers la maison voisine, où sa propre (en un sens seulement, car elle était réputée très économe de savon) épouse vertueuse et verruqueuse, portant triple casaque boutonnée jusqu’au collet, avait été fort ébaubie d’abord, terriblement outrée ensuite, de le voir débarquer en cet équipage de marchand de tapis incompatible avec l'édilité.
Durant l’orageuse altercation née de la certitude que venaient de lui saillir du front, comme de celui d'Actéon, deux énormes andouillers, le nouveau cornupède avait serré fort fort le col désirable et délicatement potelé de la maîtresse du logis et du voisin.
J pélerina longtemps, en sortant de l’école, jusqu’à la rue Dervaux, s’attarda devant les grilles vertes de la maison, aux volets obstinément fermés, de son institueur,2 et scruta, renifla, écarquilla des yeux prêts à tout voir, quêtant dans l’atmosphère étrange qui envahissait la cour avec les queues de rat quelque fantomatique silhouette blanche, gracieuse et nue, jouant à loup ou à colin-maillard avec un diablotin aux pieds fourchus, à la barbichette incivile et aux « rognons qui berloquotent » (expression arthurienne), éléments qu'il assimilerait bientôt aux attribucules de l’Hermès de Praxitèle pensivement observés dans le Petit Larousse d'Arthur cruciverbiste.
L’homme avait pouvoir de mort sur soi et sur autrui! La révélation fut brutale, mais J s’en accommoda vite: il n’en perdit pas l’appétit, ce en quoi il ne différa pas de ses congénères.
1 Le voilà qui court à perdre haleine/Pour attraper son minou/Dehors, et dans la petite cuisine/Et au grenier, et tout partout
2 sic
16:39 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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04/09/2011
La Mise à Nu: la critique de Christophe Vallée
Que dire en tournant la page 562 de La Mise à Nu si ce n'est qu'on vient de lire un superbe ouvrage baroque, un fleuve profond de fantaisies musicales ayant la puissance d'une symphonie?
C'est en effet un véritable fleuve palimpseste avec une composition qui rappelle celle de Céline, de Joyce, des premiers Le Clézio, de Géants, ou de La Guerre, avec un art de la citation qui vient toujours en contrepoint par rapport au texte. Les références à la fois à la littérature du Moyen Âge, de la Renaissance, du XIXe siècle, et les clins d'oeil à Diderot, à Froissart bien évidemment, à Lautréamont, au Roman Inachevé d'Aragon et à tant d'autres, entrelacés dans le texte donnent à celui-ci une puissance, une force bien supérieure aux Femmes de Sollers auquel on pourrait le comparer (évidemment à l'avantage de Patryck Froissart puisque Sollers n'a fait que copier les Anglais). Ceci sans compter l'humour, et un travail sur la langue que l'on n'a plus l'habitude de voir depuis bien longtemps. Je suis stupéfait que Patryck Froissart n'ait pas trouvé une maison d'édition «normale», mais ça ne m'étonne pas puisque mon deuxième roman de quelques centaines de pages n'a lui-même pas trouvé preneur... Ce qui fait que j'ai renoncé pour le moment à le publier.
La Mise à Nu est un véritable tableau historique mais en même temps un voyage initiatique à la Michel Leiris avec une construction éclatée dont la structure permet la réunification, un mélange de style narratif classique, de romans américains des années 20, de baroque mais aussi de ce pointillisme qu'on trouve dans le Nouveau Roman et de références à la poésie de nombreux poètes, Aragon, Baillif, Mallarmé... Tout cela s'inscrit dans un tissu métaphorique permettant aux citations de ne pas alourdir le texte. Les références historiques étant pleines d'humour n'obèrent pas ce récit initiatique et donnent à l'ensemble une «fiction de réalité» qui autorise une lecture plurielle du roman en multipliant les points de vue.
Bref! Félicitations pour ce superbe ouvrage : mon édition indique que cet ouvrage a fait l'objet d'une première publication dans mon petit éditeur en 2011 : est-ce déjà la deuxième édition ?
Encore bravo!
Christophe Vallée
Philosophe, romancier
Publications de Christophe Vallée:
- Surface et profondeur (essai philosophique)
- Apparence et réalité (essai philosophique)
- Le Crépuscule de l'Aube (roman)
15:25 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (2) | |
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15/07/2011
La Mise à Nu: le commentaire de Toumi10
Bienvenue chez le ch’ti! Il n’y a pas que Dany Boon !
Avec son livre, Patryck Froissart n’a pas cherché à faciliter la tâche à ses lecteurs. Plutôt, c’est le contraire, il a tout fait (volontairement ou involontairement) pour monter la barre très haut, et pour l’attraper, il faut être armé d’une grande énergie culturelle et pratiquer la gymnastique intellectuelle. Quiconque lira ce bouquin trouvera des lacunes dans son instruction, car on ne peut pas tout savoir. Ceux qui sont modestes, humbles, et simples comme moi, le reconnaitront volontiers, et j'avoue personnellement que j’ai eu du mal à trouver le chemin pour le suivre. Ceux qui croient le contraire, et pensent qu’ils ont acquis assez de connaissances pour être à l’abri, pourront avoir quelques surprises!
Il faudra bien sortir le dictionnaire assez souvent, et même quelquefois il ne servira à rien !
Le talent de cet Erudit est grand et indiscutable, et le lecteur ne va pas tarder à s’en apercevoir dés les premières pages. Personnellement, je n’ai commencé à comprendre l’histoire, la façon, le style et la méthode d’écriture de Froissart qu’à partir de la 70ème page. Il tricote, et il coud avec plusieurs fils à la fois et de couleurs différentes, tout en zigzagant dans tous les sens, mais à l’arrivée, on se trouve avec un magnifique arc-en-ciel de savoir et de culture générale.
Il possède un style tout particulier, faisant chanter le verbe aux passé simple, passé antérieur, et au plus-que-parfait du subjonctif - chose moins simple - mais qui amuserait bien, au présent, notre érudit, et qui pourrait donner quelques idées et des leçons pour le futur.
Pendant certains passages du livre, cet intello s’emballe par moment comme un cheval fougueux, déchaîné, bouillant, plein de verve, et tant qu’il n’a pas aligné au moins dix ou quinze synonymes successifs d’un verbe, d’un adjectif qualificatif pour exprimer une idée qui lui chatouille les méninges et les neurones, il ne passe pas à la phrase suivante.
La poésie et la prose, à petite ou à grande dose, se mêlent à tout instant, plaidant toutes les causes.
On ne peut pas ne pas se rendre compte de son génie d’écrivain et de poète, et de son amour pour tout genre de poésie, écrite ou chantée par des grands comme Brel, Brassens, Ferré, et beaucoup d’autres de culture française ou étrangère, car ceci est flagrant tout le long du bouquin.
« La mise à nu » porte bien son nom et dans les deux sens : propre et figuré. Propre du moment que l’auteur présente des scènes de tendresse où J, le héros se trouve plus d’une fois en face de belles créatures en tenue d’Adam. Figuré, car Patryck Froissart ressuscite des histoires qui certainement reflètent des souvenirs vécus dans sa région du Nord de la France, connue jadis pour ses houillères et ses Corons, où travaillaient et habitaient les « gueules noires » à qui Emile Zola a rendu hommage dans son livre : Germinal, des souvenirs de la vie quotidienne, bien détaillés, de l’époque : le grand froid d’hiver, la grand-mère préparant sa marmite pendant que les enfants jettent des écorces d’orange dans le « kanoun », la vie dure des parents, et tout cela m’a fait penser à notre propre enfance à Béni Yazgha, à cette vie que nous avons racontée dans les premières pages de notre forum.
La période choisie par Patryck Froissart dans son livre se situe entre 1947, date de naissance de J, personnage principal du livre, et sa majorité en 1968, car à l’époque la majorité était à 21 ans. J a été bercé dans une famille communiste (à l’ancienne), bon élève, séducteur, (un vrai casanova), pourvu d'une libido bien développée depuis son jeune âge, s’intéressant à la lecture, à la philo et à la politique, puis est devenu un insoumis.
J’ai beaucoup apprécié ce bouillon de culture ; dés le départ Patryck Froissart a bien traité le problème du racisme qui ravage la société Française depuis les années trente ! Il a évoqué la plupart des événement qui ont marqué cette époque, sans jamais citer la date de l’année correspondante. Je pense que l’auteur l’a fait sciemment, pour tester nos mémoires.
Il a parlé d’hommes politiques, de chanteurs, de vedettes, d’ écrivains, de poètes, de l’indépendance de tel ou tel pays, ou de l’invasion d’autres, de la guerre froide, de l’assassinat et de l’enlèvement des leaders politiques comme Martin Luther King et Ben Barka …etc , et chaque événement a été traité d’une seule phrase, et casé au milieu d’une histoire.
Quant aux amateurs de Langues étrangères, l'auteur ne les a pas oubliés non plus, car cette lecture est garnie d’Anglais, l’Allemand, de latin et de Ch’ti (dialecte du Nord), ce qui m’a fait penser d’ailleurs, à nous, lorsque nous parlons « Yazghi » dans notre forum.
Le livre ne manque pas de scènes de plaisir et de tendresse dans ce monde de brutes ; même si certaines sont un peu «osées », j’ai beaucoup aimé le style, la description fine et agréable, d’autant que les termes employés sont pleins d’humour et de grâce, et les lecteurtrices ne peuvent que se régaler. Jamais de vulgarité. Il faut de tout pour construire un personnage, d’autant que la liberté sexuelle était une revendication de la jeunesse Française des années 60 !
Bravo à Patryck Froissart : vraiment c’est un livre à lire et à relire, même si au départ, on se demande si on aura le courage de continuer la lecture. C’est un défi à relever !
Encore BRAVO !
Je vais vous transcrire quelques passages choisis du livre, et j’espère que ce choix vous plaira. Juste pour vous donner une très petite idée sur l’ouvrage.
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J entraperçut, ce lisant, sans en posséder encore le foisonnant lexique, le penchant atavique de son espèce pour l’ostracisme et la xénophobie. Il apprendrait plus tard la définition stigmatique du horsain, la mise à l’index, l’intolérance, le préjugé, le traitement inégalitaire, le présupposé, l’animosité du coq de bassecour englué dans son monceau de fumier à l’encontre du libre migrateur de barbarie. Il s'est résigné en fin de compte à constater l’universalité de la haine de l’homme pour l’homme.
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Au plus feuillu du hallier ma daine, digue dondaine, en sa main pèsera pressera prisera pistonnera mes daintiers dilatés et puis me pamprera, turlupine, le thyrse. Nous batifolerons, muserons, nous mucherons, détalerons, nous levrauderons,...
J s’assit à sa place et plongea, tête baissée, comme un nageur qui fuit la touffeur et l’agitation de la plage, sans prêter attention à Arthur qui, jars jargonnant, jabot pigeonnant, ergot saillant, exerçait son art de la pariade sur les dodues gallinacées galloises dont les gloussements anglois s’estompèrent derrière le paravent que le roman tissa.
Dans la foulée, la débandeuse, redéboulant au corridor, avait sauté sur son consort, qui, sans faire son matamore, conceptacles flasquant dehors, pleurnichotant de tout son corps, avait tenté de fuir son sort, le dos penaud et le col tors, et, tout en le traitant de porc, lui avait envoyé très fort, la belle Angèle en rit encore, son doux genou dans les décors.
Quand J croisa Françoise, elle le toisa, narquoise. Il souhaita que l’Aultoise n’eût pas effacé l’ardoise et qu’elle feignît, sournoise, de ne plus lui vouloir noise. Alors d’une amicale phrase, elle l’eût mené, matoise, en l’embuscade grivoise de sa compagnie cauxoise pour un autre soir d’extase.
J y fut dorloté mignoté appouchenné adulé baisé adolisé talqué amicloté pouponné bradé ludiquement délangé par ses tantes, les six sœurs d’Arthur qui l’agazouliaient et lui faisaient bébelle à l’envi.
19:14 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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31/05/2011
Mon lexique chti dans La Mise à Nu
Lexique des parlers de ch'coin-là
Mots et expressions utilisés dans le roman
La Mise à Nu
Abanner (s'): s'abandonner, se laisser aller, se prostituer
Abéqui: bouche bée (bec ouvert)
Abille, abile : vite, dépêche-toi, dépêchez-vous !
Abusieux: séducteur
Acali : plein de cals
Acater : acheter
Achitoter (s'): se parer avec affectation
Accorchu, écourcheux : tablier
Accourché : raccourci
Acoitir (s'): se tapir
Acruir : mouiller
Affiert : adroit, habile
Affique: épingle
Aflatter : caresser, câliner
Affuter (s'): se débrouiller
Affutiaux : petits ornements ; parties naturelles de l’homme
Afolure: contusion, blessure
Agache : pie
Agaïant: salamandre
Agarchonner (s'): fréquenter les garçons
Agazoulier un enfant: le pousser à babiller
Agligner (s'): s'agenouiller
Agobiles: objets qui n'ont ni usage ni valeur
Agneuse: acariâtre
Agriner(s’) : devenir mauvais, en parlant du temps
Agripard : patron avare
Agroulier : griffer, égratigner
Agroyer: agripper
Aheuré : dont les horaires sont strictement réglés
Ahoquer : accrocher, faire un accroc
Aïon : échoppe non couverte
Ajouque : jeune effrontée
Ajouquer (s’) : s’accroupir
Alboidier : insulter, injurier violemment
Albran : voyou, vaurien
Allourder: séduire
Amelle : grosse armoire
Amicloter : langer, dorloter, pouponner
Amitieux: affectueux
Anaine : chenille
Ancher : respirer mal, avoir le souffle court
Antipane: voile, rideau qui habille l'autel
Anusse: médaille pieuse qu'on porte au cou
Aplaidier: vanter les qualités de ses marchandises
Apotager: salir, abîmer
Applommé : épuisé, accablé de fatigue
Arambiles : vieilles choses sans valeur
Arménaches : gravats, décombres
Arbotter (s’) : se rhabiller
Arbraquette : binette
Arche-noé: salle de cabaret
Archelles : baguettes de saule, ou d’osier
Archiner (substantif) : goûter (substantif)
Archiner : manger son goûter
Arlander: lambiner, s'attarder
Arlaque : enfant bruyant, tapageur
Arlicotter: secouer, branler, agiter
Arlocher : secouer, branler, agiter
Armontière : début d’après-midi, moment où on reprend le travail après le dîner
Arnitoiles : toiles d’araignées
Arnu : orage
Arpassure : café de deuxième ou troisième passage
Arpillant: cupide, âpre au gain
Arsaquache ou rassaquache : ce qu’on retire de la soupe pour une préparation à part
Arsaquer : retirer
Arsarcir : raccommoder
Arsoule : ivrogne
Artau: grand repas
Artoils : orteils
Arvoyure(à l’) : au revoir
Arwétier : regarder
Atapir (s'): se cacher, se tapir
Atargète: cabaret où on s'attarde
Attriau, atériau: gorge, poitrine
Aveule : aveugle
Avitin: legs, héritage
Babeluttes :bonbons tendres au goût de caramel et de cannelle.
Babotte : petite lucarne de pignon
Bacatiau: voir basse-campe
Badine(à l’) : bras dessus, bras dessous
Badoulette : femme qui a beaucoup d’embonpoint
Bafiousse : baveuse
Bager: embrasser
Baiou: qui regarde bouche bée, autant avec les yeux qu'avec la bouche
Baisse : baiser de salutation sur la joue (il convient d’en échanger quatre dans le Nord)
Balon: bonbon commun
Balouffes : grosses joues, bajoues
Baquetée:os et déchets de viande que le boucher vend à bas prix
Baraquins : forains, gens du voyage, habitants d’une caravane
Barlicot: sexe masculin
Barou : tombereau
Barziner : bruiner
Basse-campe : cabinet, lieu d’aisances
Basse-danse : jeu amoureux
Batinse : poutre
Baudelée: charge que porte un baudet
Baudesse: féminin de baudet
Béfeler : baver
Bébelle: (faire bébelle): caresser le visage d'un enfant en disant « fais belle » ou « fais bébelle » pour le faire sourire.
Béber: sein
Bénache : heureux, content
Berdéler : marmonner
Berdouille : boue du Nord
Berlaffe : claque, gifle
Berlière: lambeau d'étoffe – à berlières: en lambeaux
Berlinque : fille facile
Berloquer : baller, balancer
Berquinné: contrefait, qui a les jambes tournées
Bertonner : rouspéter
Bèrziner : se remuer
Beubeux : frères de la Miséricorde qui consolaient et encourageaient les suppliciés
Beuter : regarder sans être vu
Biblot : sexe masculin
Biecquebos : pivert
Biéquer: se dresser naturellement, bander
Bigorgner : regarder en louchant
Bilonbaines : testicules
Bilteux : joueur, passionné des jeux de hasard
Binuber : se marier en secondes noces
Birlongeoire : balançoire
Bisbisse : conflit
Biscaïen : grosse bille en fer
Bistoque : cadeau, récompense
Bistouille : café très chaud auquel on a ajouté une dose d’alcool de genièvre
Blache : pâle, blafard, blême
Blandir: flatter, caresser (ancien français)
Blèfer: baver (de plaisir, de gourmandise)
Bleusse: histoire sans fondement, carabistoule
Bofe : cave
Bondi : pli fait au bas d’un vêtement pour le raccourcir
Boquet : écureuil
Borègne : habitant du Borinage
Boreine : pipe grossière
Boudaine : nombril
Boudinette, boutinette : ventre, nombril
Bouleusse : grande bassine à lessive, qui servait aussi pour le bain du samedi soir
Bourlotte, ou bourbotte : jeune fille grasse
Bouriauder: torturer
Bouserer: couvrir de bouse
Bowète : galerie, trou, boyau de mine
Bradé : gâté, dorloté
Brain : merde
Brayette: braguette
Brayou, brayousse : pleureur, pleureuse
Brèle : bon, bonne à rien
Briquet : désigne deux tranches de pain collées l’une sur l’autre et fourrées de divers composants. Terme beaucoup plus beau que l’horrible anglicisme « sandwich »...
Brissaudage, brissodage : gaspillage - Brissoder : gaspiller, perdre – Brissodeux, brissodeuse
Broquer :beugler
Broudier : derrière, cul
Brousé : sale, sali
Buot: buisson
Buresse: lessiveuse, laveuse
Burne: excroissance, nodosité sur les branches d'un arbre
Busette: bec de bouilloire, ou de cafetière
Busier : penser, réfléchir, méditer
Caberdouche: cabaret louche
Cachaloques : terme chti pour désigner des collecteurs de vieux chiffons
Cache : chasse
Cachifs : chassies matinales
Cado : chaise pour bébés
Cafotin: partie naturelle de la femme
Cahuler: criailler
Calauder: bavarder, caqueter
Calo : bille
Camanette: cancanière
Camoufliache: restes de viandes qu'on fricasse
Camousser : moisir
Campe : pétard – camper : exploser
Campernouille: salope, putain
Camuche : niche à chien
Candroule: chandelle
Cantiaux : fesses
Capageoire: femme dépensière
Carabistoules : histoires à dormir debout, fadaises, mensonges
Carée: grande quantité
Carmène: viande de basse qualité
Carnasse: cartable
Carrette : charrette, voiture, automobile
Cartoufles : pommes de terre
Catibés :mûres (baies)
Catimurons: baies du roncier
Catoulles : chatouilles
Caudron: renoncule
Caufourer:s'échauffer, fermenter, démanger
Cazéye : asticot, larve servant d’appât pour la pêche
Chanonesse : débauchée
Chenique : alcool fort
Chicklet : chewing-gum
Chiler: siffler (vapeur)
Chine: grimace
Chirloute : mauvais café
Choler: bousculer
Cholette : boule en bois
Chouiner: fesser
Chuchette : boire sin jus al chuchette : boire son café à petites gorgées en laissant fondre le morceau de sucre le plus lentement possible sur la langue. C’est un art difficile.
Cinsier : fermier
Claquart: pétard
Codin : jeune coq
Comodieux: riche
Convers: retraite, abri. Commerce amoureux (ancien français)
Cotron : cotillon, jupe
Cotronner : avoir une relation charnelle avec une femme
Cougnolles ou coquiles : brioches traditionnelles de la Saint Nicolas ou de Noël
Coule : couille
Coulonneux : terme chti désignant un éleveur de pigeons voyageurs à concours
Counette : sexe de la femme
Courtil : jardin
Coyette (être à s’): être bien
Crane : beau, bien arrangé, bien habillé
Crape : salissure; femme malpropre
Crapé : sale, terreux, crasseux
Craque: mensonge
Cras-nez : morveux
Cron, cronque : contrefait, contrefaite
Croupette (à) : accroupi
Cru, crute : mouillé(e)
Cruauder : arracher les cruaux, les mauvaises herbes ; sarcler
Cufarte : grosse femme paresseuse qui aime s’avachir au coin du feu
Cul païelle (à): à la gredindelle
Cutourniaux :culbutes, pirouettes
Dache, dachette : clou
Dal : cochon, verrat
Dallache : désordre – Queu dallache ! Quel désordre ! Quel gâchis !
Débauché: attristé, malheureux
Décafoter : fouiller, gratter
Décampe: étage
Décarocher : raconter n’importe quoi, délirer
Déconcané : décontenancé
Défiquier: décolleter, découvrir la gorge
Déflinquée : maigre
Défunquer : mourir
Dégavarlé : qui a la poitrine découverte
Déglaminter (se) : se lamenter
Dégrivaler: dégringoler
Déguène: allure, comportement
Dékerquer: décharger
Délaque(cha quéiot al) : il pleuvait des trombes
Déloufer : vomir
Démaflié: mal en point, en particulier un lendemain de fête trop arrosée
Démandibuler : casser la mâchoire
Démaquache: vomissure
Démousquinage: démolition, destruction
Dénorter : changer d’avis
Desbotter (se) : se déshabiller
Desgoncé: déçu, désappointé
Destriver : nier
Détricher: séparer, trier
Dévérinner (se) : se déhancher, comme si on est monté sur un vérin
Dévirouler: dégringoler
Déwanner : sortir qqch d’un orifice étroit, dégainer
Djèter: bourgeonner
Drache : pluie
Dringuelle : pourboire, étrenne
Drisse : diarrhée
Droule : femme de mauvaise vie
Droulion : servante sale, souillon
Ducasse : fête foraine communale annuelle
Eauffe (ou auffe, hauffe, wauffe): gaufre
Ebeulé : ahuri
Escafiotte: cosse des pois, fèves, haricots...
Ecafure : pourboire – Voir aussi dringuelle
Echuché d’Bermerain : avare
Eclette : éclat d’ail
Eclites : éclairs
Ecloi: urine
Ecour : entrecuisse
Ehancé : hors d’haleine, essoufflé
Ehure, hayure ou haïure: haie
Emberdouiller, imberdouller : couvrir de boue, de berdouille
Embroquer (s'): s'endormir
Enfunquer : empuantir, s’agissant particulièrement de fumées
Erloqueter: wassinguer
Ennoeiller: regarder une chose avec l'envie de se l'approprier
Ensacquer: mettre en un sac
Epardre: répandre, épandre
Epautrer : écraser, aplatir
Epoquer: acculer contre un mur
Epoufer (s'): s'étouffer (de rire)
Equette : copeau
Escafoter : gratter, tisonner, tripoter
Escamiau: partie surélevée d'une grange
Esclachoire: lanière
Espiture : éclaboussure
Esquinté : fatigué, fourbu
Estabrique: partie naturelle de la femme
Estoquer(s’) : s’étrangler, s’étouffer
Etole, étolette : petite construction annexe, en jardin ou attenante au corps de logis, débarras, pièce à charbon. Pouvait être l’abri nocturne d’une chèvre, ou d’un mouton
Fache : couche, lange
Fafiéler : bredouiller, en bavant ; parler avec difficulté
Farcé : en retard, pour ne s’être pas réveillé à l’heure
Fiche: suppositoire
Fième: mucosité
Flatte : bouse de vache
Fonc, foque, foncques : seulement, rien que…
Fouan : taupe
Fricadelles : boulettes frites de pain (trempé dans le lait et la bière) et de hachis de bœuf et de porc
Frimaire : homme grand et maigre au caractère flegmatique
Frioler: frémir (eau sur le point de bouillir)
Fronchiner: tortiller
Froucheler: tripoter, peloter (une femme)
Fucheau : putois
Gadroulier: toucher, caresser
Gadrouliète: mijaurée, précieuse
Gaïette, ou gaillette : morceau de minerai de houille, qui se ramassait sur les terrils
Gailler, gaille: noyer, noix
Gaiole : cage
Galatasse : cabinet de verdure
Gardin: jardin
Gaudinette: jeune fille vive, qui aime le plaisir
Glaine : poule
Godain: braises sous la cendre
Gogue: noix
Grisir : devenir gris
Groéte : petite fille méchante, qui se conduit comme une furie
Grognou, grognousse : grognon, pleurnichard, pleurnicharde
Grolle : espèce de corneille qui a un cri fort désagréable
Gruger : avoir froid
Guernoter: grelotter
Guerziller: grelotter
Guerzin: grésil, petite grêle
Gueulette : petite bouche
Guife : figure, visage
Guignette: œillade
Guiler: avoir peur, fuir le combat
Guince : cuite, ivresse – Queune guince ! Quelle cuite !
Guinse (faire el) : faire la noce
Halau : saule
Hogéneries : violences sexuelles contre femme
Hoguiner: se livrer à des hogéneries
Huche : porte, huis – Va-t-in à l’huche : sors d’ici ! Prends la porte !
Huchelet: petite porte qui s'ouvre dans une plus grande
Hurion: hanneton
Imberner: enduire
Infliquer(s’) : se faufiler
Infuter: enfoncer
Ingrinquer (s’) : se coincer
Inquenne: échine
Inraquer : embourber
Inrasasiape : insatiable
Joquer : s'arrêter, stopper
Laitison : pissenlit blanchi dans une taupinière
Lamplumu : compote de pommes repassée au four
Langreux, langreuse : squelettique
Leu : loup
Libouli : sorte de crème pâtissière
Louchet : bêche rectangulaire
Louppe : lèvre – Faire s’louppe : faire la grosse lèvre, bouder
Loute, biloute, louloute : termes pour désigner le sexe masculin; apostrophes affectueuses : viens chi, m’loute : viens ici, mon enfant…
Lumechon : limace
Machuqué : abîmé, piqué
Maclotes : grumeaux
Magonion : soufflet, gifle, claque
Maguet : bouc
Malo : taon
Malotter : disputer, corriger
Mangoniser:donner bonne apparence à ses marchandises
Manoque : panier dans lequel on fait nicher les pigeons
Manoqueux : paresseux, pédant
Mappe : bille
Maquée: fromage blanc
Marale : gamin sans expérience
Margnoufe : coup
Marie-madou : femme obèse
Marmouser: marmonner
Marouner: courir les filles (ou les garçons)
Matte : fatiguée
Mayète : menu bois pour allumer le poêle
Méquène : servante; jeune fille
Michorelle : pince-oreille, forficule
Miler : guetter, épier
Miroulle : richard
Misseron : moineau
Miue ! Mange ! du verbe mier, manger
Mofler: recaler (à un examen)
Molettes (faire des): faire des manières
Mordreux : méchant, prêt à mordre
Mouflu: synonyme de auflu
Moulon : asticot
Mouser : faire la moue
Moussoile : belette
Moute-li : montre-lui
Mouter : traire
Mouviar : merle
Muchette : cache-cache – se mucher : se cacher
Muterne : motte de terre couvrant une taupinière
Nactieux : qui fait le difficile, le dégoûté
Naquer : renifler, humer – Substantif : naque : malpropre
Naquetout : mêle-tout
Nasse : morve
Négresse : poêle à charbon
Niflette : nez qui coule
Nique doule : couillon
Noirglache: verglas
Noncalieux: paresseux
Nonuches : choses sans valeur
Noulle : nouille
Osielle: femme qui n'a pas très bonne presse
Ossiaux : os
Pallée : pelletée
Panchelot : ventru, pansu
Pane: tuile
Patacons :rondelles frites de pommes de terre
Paterliqueux: dévot qui perd son temps à prier
Paterliquier: réciter (des prières)
Patiau : 1- boue 2- emmerdement – Queu patiau ! Quel ennui, quelle merde !
Patriquer: patauger
Peineux: honteux
Pennetières, peimes-tierre, pétotes : pommes de terre
Péoule : coureuse
Pépette : derrière, cucul (enfantin)
Perchèle : bleuet, barbeau
Pertéloir: anus
Perziais : nom rouchi de Préseau (près de Valenciennes)
Pétote : pomme de terre
Pétrole: conte, mensonge
Pévèle: pâture
Piessinte : petit sentier
Pipioter: piailler comme un oisillon
Pis : puis
Pleumer: éplucher
Plousse: coureuse
Pluquer: manger lentement, à petites bouchées, sans appétit
Polir: repasser (le linge)
Polissage: action de polir (cf ci-dessus)
Poquettes volantes : varicelle
Pourcheau de mur : cloporte
Pourrisse: féminin chti de pourri
Praute: blague
Prone ( avoir s’) : être soûl
Prones : prunes
Pureler : épandre sur un jardin le contenu de la fosse d’aisances
Purière : fosse à purin
Quéière : chaise
Quéïr : tomber, choir
Quénèque : bille
Querpillon : trottoir
Querre : chercher
Quervé (être): être soûl
Queuette (faire) : faire l’école buissonnière
Queule : chiendent
Queveau d'l'apocalisse: le cheval de l'Apocalypse (femme grande et maigre)
Quier : chier
Racoufter (se) : se rhabiller
Rafantir: retomber en enfance
Ragrigner (se): se ratatiner
Ramoncheler (se) : se recroqueviller
Randouiller : frapper fort
Rapiat : avare, grippe-sou
Raquion : crachat
Rasiner : racler un plat, une casserole..., y ramasser ce qui y reste, avec un morceau de pain, par exemple.
Raton : gifle
Ratons : crêpes
Rébulé : son de blé
Reculot : dernier-né d’une fratrie
Réhu : fatigué
Renculoter : pousser, acculer dans un coin
Répamer, rispamer : rincer
Rhabillures : habits neufs
Rigaudaine : rossée
Rigodée : averse abondante
Rimée : gelée blanche
Rinflinquer : répliquer vertement
Robiner : glaner
Roïette : petit sillon
Romatiques : rhumatismes
Roupieux: honteux
Rouselant: rougissant, rouge de bonne santé
Ruque: motte
Russes (avoir des): avoir des difficultés, des problèmes
S’agriner : devenir mauvais, en parlant du temps
Saint Quertophe: saint Christophe
Saisissure: frayeur vive
Saquer : tirer, prendre – Expression : « Saque d’dins, ch’est du bège » : Sers-toi, prends-en, c’est du belge (ce n’est pas cher, c’est du produit de contrebande)
Sauret d’étalache : personne très maigre
Sauret : hareng saur
Sécral : personne très maigre
Seille, seilleau : seau
Souglou ou seglou : hoquet
Sourite: souris
Taïon : bisaïeul
Tape-daches : pied de cordonnier
Taques d’antile : taches de rousseur
Taudion : logement étroit et sale
Tchier : chier
Tertousses : tous
Tianbernant (daller in) : marcher les jambes écartées, comme si on a quelque chose qui pèse dans la culotte
Tignon : chiendent
Tioire: femme ayant la mine pâle
Tiot, tiotte : petit, petite
Tiot bite: s'emploie pour apostropher un jeune garçon à qui on veut signifier qu'il n'est encore qu'un enfant
Tirlibibis : jeux de hasard dans les ducasses
Torsélion: trognon
Tortiner : perdre du temps, traîner
Tototes : seins – Synonyme : gougouttes
Toubac: tabac
Toudis : toujours
Tourbisions: vertige
Tourpiner: mijoter, comploter
Toutoule : fofolle
Toutoute: chienne de compagnie
Tranenne : luzerne
Trottement: tout de suite, vite
Troule : femme de mauvaise vie
Troussepète: fillette dont le jupon est retroussé à l'arrière, pour éviter qu'il se salisse
Truches : pommes de terre
Truiette : petite cochonne
Tubin : petit seau
Tuter : sucer
Vingt diousses : vingt dieux (juron)
Vir (verbe) : voir
Vitrot: grand-mère vitrot (dont on attend la mort et l'héritage)
Warlouque : qui regarde de travers (au propre et au figuré)
Wandroule : coureuse, prostituée
Wiche : biloute
Yard: liard, sou
Yoïche : visqueux
Yoyotte : ingénue
Zièpe: savon mou
17:21 Écrit par Patryck Froissart dans Chti, Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (2) | |
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