10/05/2019

Sans interdit, oeuvre insolente de Patryck Froissart

Sans interdit, de Patryck Froissart

Le poète écrit, le poème est cri.

Le poète est Je, le poème est double jeu.

A dire-lire en ce livre une tirelire de cinquante délires aux formes très variées, aux tonalités multiples, sur des thèmes éclectiques, volontiers hétéroclites.

Patryck Froissart double-joue, démultiplie et tire sur tout larigot.

Prosodie classique ou divers vers dits libres, ponctués et non. 

Rimes riches, suffisantes, pauvres, croisées, embrassées, plates, ou absentes.

Lexique à huppe, mots désuets, termes modernes, ancien français, créole, brusque résurgence du rouchi de son enfance, impertinente irruption de ces mots qu’on dit gros.

Bucolisme, érotisme, cynisme, épicurisme, romantisme, banditisme, lyrisme peut-être, et fantaisie jusqu’à la comptine enfantine. 

L’ensemble, contrairement à ses précédents ouvrages, n’a ni queue ni tête. C’est très bien ainsi. La poésie n’a nul besoin de queue, et se passe aisément de tête.

Sans interdit, le tout nouveau recueil de poésie de Patryck Froissart
  • Pour acheter le livre au format papier, cliquez ici.
  • Pour acheter le livre au format numérique, cliquez-ici.

Concernant Patryck Froissart

Patryck Froissart, originaire du Borinage, à la frontière franco-belge, a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger à ce titre divers établissements à La Réunion et à Maurice.

Longtemps membre du Cercle Jehan Froissart de Recherches Poétiques de Valenciennes, il a collaboré à plusieurs revues de poésie et a reçu en 1971 le prix des Poètes au service de la Paix et en 2017 le 3e Prix Wilfrid Lucas décerné par la Société des Poètes et Artistes de France pour son ouvrage Le feu d’Orphée.

Professeur de Lettres, rédacteur de chroniques pour le magazine La Cause Littéraire, Patryck Froissart est engagé dans diverses actions en faveur de la Francophonie.

Membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), sociétaire de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France), de la SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie), de l’ADELF (Association Des Ecrivains de Langue Française), Patryck Froissart a été en 2017 membre du jury du Prix Jean Fanchette présidé par JMG Le Clézio.

Extraits du livre

J’entends qu’en tous les bals où me portent mes bulles,

Fervent de clair de lune et friand de hasard,

L’instant me fasse amant à l’aimant d’un regard

Et se créent en secret de vifs conciliabules.

(Coups d’œil)

 

Pour fuir la chambre illusoire

Je me suis fait alouette

J’a foncé vers le miroir

Et je m’a fêlé ma tête

(Heureux qui comme Alice)

 

Le comte, ami galant, sa noce finissant,

Me convia de conjoindre en sa nuit conjugale

Ardélise exigeant qu’à sa lune initiale

Nous fussions trois gourmands à croquer le croissant.

(Oroondate)

 

Un jour vint un putois

Portant hermine et pou-de-soie

Ce pédant qui pétait plus haut que son derrière

Me piqua là mon églantine

(Cocufaction précoce)

Acheter le livre

  • Pour acheter le livre au format papier, cliquez ici.
  • Pour acheter le livre au format numérique, cliquez-ici.

19:42 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libertinage, impertinence, insolence | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

14/07/2018

Anthologie de la littérature à Maurice de 1778 à 2018

A signaler la parution de cette anthologie érudite réalisée par le Docteur en Linguistique Issa Asgarally, consacrée à la littérature de l'île Maurice de 1778 à 2018, dont l'auteur de la préface n'est autre que JMG Le Clezio, Prix Nobel de littérature, et dont plusieurs pages me sont consacrées...
 

Anthologie, Littérature, île Maurice, 1778-2018

IMG_20180711_0002.jpg

IMG_20180711_0006.jpg

 

 

14:18 Écrit par Patryck Froissart dans Biobibliographie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

13/03/2018

Frères sans le savoir Bracia bez wiedzy Brothers without knowing it

Ce nouvel ouvrage de Patryck Froissart raconte une histoire vécue par l'auteur, aussi incroyable que vraie.

Ferdynand Froissart, citoyen polonais, né et vivant en Pologne, et Patryck Froissart, citoyen français, né et vivant en France, découvrent, 70 ans après la naissance du premier, qu'ils ont le même père. Ce livre raconte, en français, en polonais, et en anglais, leur histoire et leurs émouvantes retrouvailles.

Pour commande, cliquer ici

51h2y4YghzL.jpg

IMG_20180312_0001.jpg

08:25 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

27/02/2018

La More dans l'âme, nouveau roman de Patryck Froissart

Publié par Les Editions Ipagination le 8 février 2018

Deux versions: livre broché (papier) et édition numérique

Commandes:


- directement sur le site de l'éditeur ICI

- sur tous les sites de librairies en ligne

- dans toutes les librairies

 

Résumé:

Un jeune professeur est affecté au cœur du royaume des Mores.

Naïf, velléitaire, pusillanime, volontiers soumis, manipulé par un narrateur scandaleusement amoral, il tombe amoureux de toutes les femmes qu’il rencontre et dont il accepte immédiatement l’emprise.

Ainsi se saisissent de lui Dragana, Slave de Marseille, Albina, fausse Portugaise, la fière Atlante Damya, Tamchicht, jeune répudiée du village où il enseigne, la puissante Kahina de la médina proche, l’Espagnole Esperanza qui hante les bars de la ville, la Boraine Angèle Coquebin, ex-maîtresse de son père, qui mène de louches activités auxquelles elle a décidé de l’associer, et Tsaâzzoult, une montagnarde supposément candide qui a résolu de l’épouser et de le soustraire aux tentations immorales auxquelles le soumettent les précédentes.

Ce récit initiatique, érotico-sentimental, fortement empreint d’humour et de dérision, constitue un roman facétieux sur fond de questions existentielles qu’il appartient aux lecteurs de découvrir.

 

La More dans l'âme.jpg

18:18 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

06/09/2017

Mensonges d'été (Bernard Schlink), chronique de Patryck Froissart

Mensonges d'été, Bernhard Schlink

Ecrit par Patryck Froissart 23.09.12 dans La Une LivresLes LivresRecensionsNouvellesLangue allemandeGallimard

Mensonges d’été, 2012, (Sommerlügen), trad. allemand Bernard Lortholary. 290 p. 21 €

Ecrivain(s): Bernhard Schlink Edition: Gallimard

 

Chronique publiée initialement dans le magazine La Cause Littéraire (lien)

Mensonges d'été, Bernhard Schlink

 

Sept nouvelles, d’une longueur plutôt inhabituelle, ont été regroupées dans ce recueil sous l’appellation générique : « Histoires ».

Le titre en présente explicitement le thème général.

L’intrigue de L’arrière-saison commence et se poursuit comme au cinéma hollywoodien : Suzan, une dame riche, et Richard, un musicien pauvre à qui elle ne révèle pas sa richesse, se rencontrent et s’aiment. Comme de bien entendu, il est très fâché quand il découvre la vérité. Comme il se doit, ils se réconcilient, bien qu’il supporte mal ce qu’il ressent comme une dépendance, un état inférieur. Comme on s’en douterait, pour corser l’histoire, elle est américaine, il est européen, elle se projette dans l’avenir, il porte en lui le poids de l’Histoire du vieux continent.

« Vous autres Européens, vous êtes des pessimistes. Vous venez de l’Ancien Monde et vous ne pouvez imaginer que le monde devienne nouveau et les êtres humains aussi… »

L’histoire du couple, qui paraît, tout au long du récit, très classique, débute donc par un mensonge, vite éventé, vite pardonné ; mais le vrai mensonge est ailleurs, consubstantiel d’une autre histoire : celle que les deux protagonistes projettent de vivre une fois fermée la parenthèse de hasard qui les a réunis pour quelques jours dans la solitude d’une arrière-saison de station balnéaire.

En conséquence, sans qu’il y ait de scène de rupture, et c’est là ce qui donne à cette nouvelle toute sa saveur, la romance se termine, abruptement, pour Richard, en une crise tragique de brutal retour à la lucidité, par la révélation du mensonge à soi-même sur lequel il s’est construit un futur conjugal.

Avec L’inconnu dans la nuit c’est à un savant montage de construction-déconstruction de la vérité que l’auteur nous convie : la trame narrative s’étoffe bribe après bribe, de façon décousue, par le canal des révélations que fait le personnage central au narrateur, d’abord lorsqu’ils font connaissance au cours d’un voyage en avion, ensuite à l’occasion de nouvelles rencontres espacées dans le temps. Ces « aveux » épars, dévoilant, ou occultant, ou contredisant, telle ou telle part de la vérité, relèvent d’un art maîtrisé de la tension narrative, d’autant plus que la tranche initiale du récit s’inscrit en tiroir, par une étroite intrication, dans la narration parallèle de la situation de danger que vivent le narrateur principal et le narrateur secondaire, l’un des réacteurs de l’avion où ils se trouvent étant en feu : sujet intéressant d’analyse littéraire pour un Gérard Genette…

Quoi qu’il en soit, une question turlupine le récepteur-narrateur, et donc le lecteur : que penser de ces aveux spontanés ?

« Mon voisin venait de tester sur moi son histoire. Il allait devoir bientôt la raconter à la police, au procureur et au juge, et il voulait savoir comment elle serait reçue. Quelle figure il y faisait. Ce qu’il devait laisser de côté et ce qu’il devait enjoliver… »

On aimera également La maison dans la forêt, où la toile de mensonges dans lequel le héros emberlificote peu à peu, poussé par l’amour possessif, exclusif, psychotique qu’il leur porte, son épouse et sa fille, finit, de manière très concrète, par emprisonner, comme en les mailles d’un filet qu’il veut infranchissable, la famille au milieu de nulle part. Tout en conservant les caractères de la nouvelle, La Maison dans la forêt est à rattacher au genre du roman noir, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que Bernhard Schlink a écrit plusieurs romans policiers.

« Il sentit la panique le gagner. Si le lendemain les amis frappaient à la porte, après-demain Kate serait à New York, et tout recommencerait. S’il ne voulait pas de ça, il fallait trouver une idée. Par quels mensonges pourrait-il tenir les amis à distance ? »

Les autres récit sont de la même veine, et tiennent pareillement le lecteur en haleine.

A noter la récurrence, d’une nouvelle à l’autre, du lieu clos, souvent isolé, où les relations entre des protagonistes dont le nombre est réduit au couple peuvent s’exacerber jusqu’au dénouement toujours surprenant.

La traduction est généralement d’un bon niveau littéraire. Un passage maladroit prend un sens tellement incongru qu’il est pardonnable (il faudrait toutefois vérifier si l’incongruité est le fait du traducteur).

« Une fois, elle rêva qu’elle était à un bal et dansait avec un homme qui n’avait qu’un bras mais qui,de l’autre, la conduisait de façon si sûre et si légère qu’elle n’avait pas à remuer les jambes ».

 

Patryck Froissart

21:28 Écrit par Patryck Froissart dans Les chroniques de Patryck Froissart | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |