28/08/2017

Assommons les pauvres (Shumona Sinha), critique de Patryck Froissart

Assommons les pauvres !, 2011, 155 pages, 14,20 €

Publication initiale dans le magazine La Cause Littéraire, à retrouver ici.

Ecrivain(s): Shumona Sinha Edition: L'Olivier (Seuil)

Assommons les pauvres ! Shumona Sinha

Ce petit livre rapporte :

 

– qu’au Nord prospèrent des états opulents, arrogants, accapareurs, vivant en paix et vendant des armes, démocratiques et imposant leur système économique au reste du monde

– qu’au Sud, il y a des populations pauvres, humbles, spoliées, prises en étau dans des guerres intestines, subissant une dictature affirmée ou déguisée, conséquemment miséreuses

– qu’entre ces deux mondes, les routes se ferment, les frontières se renforcent, des murs s’érigent

– que du Sud vers le Nord s’écoule, malgré les barrières, un flot incessant d’hommes et de femmes, ici échappés du sous-continent indien,  qui, en échange du peu qu’ils possèdent, mettent leur vie entre les mains de passeurs dénués de tout scrupule dans l’espoir d’arriver dans l’aire où tout paraît aller mieux.

– que ceux d’entre eux qui survivent aux périls de la migration doivent se procurer, à destination, la clé qui leur permettra de sortir de la clandestinité : le statut de demandeur d’asile politique.

Tout cela, nous le savons, plus ou moins.

Shumona Sinha nous le rappelle, avec violence, avec des phrases percutantes, à quoi le verbe poétique donne une ampleur qui fait mal, qui fait honte.

Elle nous montre comment, pour tenter de décrocher le sésame, le « diplôme de réfugié politique », ces survivants doivent raconter, mais en la réinventant et en la dramatisant au possible, leur vie passée devant les fonctionnaires chargés d’examiner la recevabilité de leur demande.

« Car, les droits de l’homme ne signifient pas le droit de survivre à la misère. D’ailleurs on n’avait pas le droit de prononcer le mot “misère”. Il fallait une raison plus noble, celle qui justifierait l’asile politique. Ni la misère ni la nature vengeresse qui dévastait leur pays ne pourraient justifier leur exil, leur fol espoir de survie. Aucune loi ne leur permettrait d’entrer ici dans ce pays d’Europe s’ils n’invoquaient des raisons politiques, ou encore religieuses, s’ils ne démontraient pas de graves séquelles dues aux persécutions… »

L’intensité narrative réside dans le fait que la narratrice, tout en étant de la même origine que les exilés, est considérée par eux comme celle qui a « réussi » : elle est cultivée, elle est intégrée, son exil s’est effectué en douceur. Universitaire, elle participe en tant qu’interprète aux interrogatoires des commissions qui ont pour objectif de traquer le pitoyable mensonge, de démonter la pauvre invention, de faire émerger la piteuse contradiction dans le récit de vie, dans la description des persécutions relatées.

Les « interrogatoires », transcrits tels quels, se fichent cruellement dans le roman personnel de l’interprète, où s’entrecroisent de douloureuses interrogations sur sa place, son rôle, son statut.

La naïveté, l’incohérence, l’irréalité, l’atrocité, parfois la drôlerie involontaire des discours marquent au passage la traductrice, réceptrice, « transmettrice », mais surtout pas médiatrice. L’expression « traduire, c’est trahir » prend un sens tragique, place le personnage devant un choix cornélien. En traduisant fidèlement des propos qu’elle sait être défavorables à l’aboutissement de la requête de ses compatriotes, elle sera accusée par ceux-ci de trahison. En les transformant de manière positive à destination de ses collègues de la commission, elle trahira le pays qui l’a accueillie et qui l’a investie de son mandat d’interprète :

« Moi je titubais entre honte et irritation. Car je me souvenais moi aussi de la terre d’argile, du pays en érosion, entre les dents de l’eau féroce, de la baie vorace, de l’eau noire aux langues de Kali, la déesse cruelle, qui avalait hectare après hectare… »

Si elle est, pour ces êtres en déshérence, « de l’autre côté », elle se sent, et elle en souffre, « entre les deux ».

Le récit, en tiroirs, se situe simultanément sur trois plans : la relation ambiguë de l’héroïne avec ses frères et sœurs sans papiers, celle, non moins équivoque, qu’elle entretient avec une de ses collègues, dont la chevelure blonde symbolise la patrie d’adoption, ces deux intrigues étant cadrées dans un troisième courant narratif, celui de l’interrogatoire auquel elle est elle-même soumise de la part d’un inspecteur de police…

Le montage est efficace : le roman emporte, impétueusement.

 

Patryck Froissart

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27/08/2017

Grand-père avait un éléphant, de VM Basheer, chronique de Patryck Froissart

Grand-père avait un éléphant, Vaikom Muhammad Basheer (chronique publiée dans le magazine La Cause Littéraire, à retrouver ici).

Ecrit par Patryck Froissart 04.07.12 dans La Une LivresLes LivresRecensionsAsieRomanZulma

Grand-père avait un éléphant, trad. du malayalam par Dominique Vitalyos, 2005, 136 p.

Ecrivain(s): Vaikom Muhammad Basheer Edition: Zulma

Grand-père avait un éléphant, Vaikom Muhammad Basheer

Comment est le monde selon Kounnioupattouma, la fille de la fille chérie d’Anamakkar ?

Kounnioupattouma voit tout en rose, y compris les éléphants, surtout celui de son grand-père.

En effet, lui répète-t-on à longueur de jour, son grand-père avait un éléphant ! Et pas un petit, un maigre, un efflanqué ! Non, le plus grand, le plus fort et le plus beau des éléphants : un mâle gigantesque avec de grandes défenses, qui avait tué pas moins de quatre de ses cornacs, des kafir, évidemment.

Kounnioupattouma, enfant de sucre, ornée des plus précieux bijoux, grandit sur un piédestal, symbole vivant de la réussite sociale de ses parents, au milieu de sa maison, qu’elle ne quitte quasiment jamais, parée dans l’attente du mariage que ses parents arrangeront pour elle avec un jeune homme de son rang et de sa communauté avant d’accomplir leur pèlerinage du Hadj.

Toutes les femmes qui étaient déjà venues l’examiner croulaient sous l’or. Toutes des maîtresses de grandes maisons… Certaines lui avaient ouvert la bouche pour regarder à l’intérieur si elle avait toutes ses dents…

Kounnioupattouma n’avait pas une seule dent gâtée…

L’univers, tel que le voit Kounnioupattouma est constitué de deux mondes : le sien, celui des musulmans riches, fait tout de douceur, de candeur, et de bonheur par la grâce d’Allah, Rabb-al-’Alamîn, et l’autre, celui des kafir, des infidèles, des pauvres et des dépravés.

Mais le meilleur des mondes possibles peut basculer, et, chaos ab ordine, soudain ce qui était en haut est en bas. Tous les repères sont alors à réinventer et, pour Kounnioupattouma, un nouveau monde est à construire, où elle devra trouver sa place…

En plaçant le narrateur tantôt en focalisation zéro tantôt en focalisation interne, l’auteur fait varier les points de vue, de la vision naïve qu’a Kounnioupattouma de ce qui l’entoure à celle, réaliste, d’un regard critique sur les contraintes sociales, les préjugés, et la pesanteur du communautarisme.

Ainsi voit-on évoluer peu à peu, au prix de graves crises individuelles, les représentations de Kounnioupattouma, qu’elle exprime à sa façon, avec les mots hérités de son enfance en vase clos, et celles de ses parents, que les vicissitudes quotidiennes d’une brutale et irréversible chute sociale obligent à enfreindre les règles de la tradition.

Roman d’une initiation douloureuse, d’un éveil progressif à la tolérance face à la diversité des comportements, des croyances, des superstitions dans le cercle pourtant restreint d’un petit écart de l’Inde musulmane, Grand-père avait un éléphant est aussi le récit d’un amour passionné entre deux jeunes gens qui puisent dans leur volonté de s’unir la force nécessaire et suffisante pour faire tomber les barrières.

La traduction, du malayalam (une des langues officielles de l’Inde, surtout parlée au Kerala) par Dominique Vitalyos est parfaite.

 

Patryck Froissart

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26/08/2017

"Muss", suivi de "Le grand imbécile", de Curzio Malaparte

Muss, suivi de Le Grand Imbécile, Curzio Malaparte

Ecrit par Patryck Froissart 27.04.12 dans La Une LivresLes LivresRecensionsItalieRécitsBiographieLa Table Ronde

Ecrivain(s): Curzio Malaparte Edition: La Table Ronde

Muss, suivi de Le Grand Imbécile, Curzio Malaparte

 

Le savoir donne d’emblée le genre et la tonalité du contenu : une biographie satirique du dictateur, que l’auteur a commencé à rédiger en 1931, à laquelle il a travaillé de manière intermittente jusque dans les années cinquante, et qui n’a jamais été achevée.

 

Muss mêle tout à la fois l’essai politique, la satire violente, le pamphlet, et des fragments de récits autobiographiques concernant les relations personnelles, conflictuelles, entre le dictateur et l’écrivain engagé, qui fut membre et grand théoricien du Parti Fasciste Italien avant de s’affirmer comme l’un des plus farouches opposants au mussolinisme.

Dans un style flamboyant, Malaparte accumule les attaques virulentes contre le Duce et son régime, et, en parallèle, contre Hitler et le nazisme, en utilisant la dérision et la caricature.

« Mais Hitler a-t-il vraiment l’étoffe d’un grand homme ? D’après Mussolini lui-même (qui doit avoir une certaine expérience des grands hommes de son espèce), on pourrait croire qu’Hitler n’est rien d’autre qu’un homme assez gras, de taille moyenne, aux moustaches ridicules, qui marche en se dandinant, et dont la seule force consiste en sa capacité à se faire passer pour une sorte de Jules César tyrolien. Ce jugement de Mussolini serait peut-être juste s’il n’était entaché d’une pointe de jalousie. On pourrait de toute façon objecter que Mussolini aussi est un homme gras, de taille moyenne, qui marche en se dandinant, et dont la seule force consiste à se faire passer pour une espèce de Jules César à la veille de la conquête des Gaules » (page 47).

Pour Malaparte, Mussolini a dévoyé la révolution fasciste pour la seule satisfaction de son ego.

« Or, pour Mussolini, la dictature n’était que le moyen d’imposer aux Italiens l’idolâtrie de sa personne» (page 87).

La haine de l’écrivain s’exprime à son paroxysme, en des phrases à la fois lyriques et crûment réalistes, lorsqu’il relate les exactions dont il a lui-même été victime :

« Tu ne sais pas combien je t’ai haï, Muss. Combien de fois je t’ai craché à la gueule, dans ma cellule de Regina Coeli, la cellule n° 461 du 4e secteur, dans la puanteur des punaises et de la moisissure, dans l’odeur des excréments qui s’exhalait du seau… » (page 120).

Mais la mort refait du tyran un homme, devant la dépouille de qui Malaparte oublie sa haine pour déplorer la lâcheté collective :

« Ce qui comptait, c’était qu’il était un vaincu, que tous l’avaient renié, qu’ils l’avaient tué comme un chien, pendu par les pieds, couvert de crachats et d’urine, au milieu des hurlements féroces d’une foule immense qui, la veille encore, l’applaudissait, lui lançait des fleurs par les fenêtres » (page 145).

 

Le Grand Imbécile est une mise en scène burlesque de la rébellion imaginaire de la cité du Prato, chère au cœur de l’auteur, contre un Duce grotesque à qui les Pratois opposent une chatte, attachée sur les remparts selon une ancienne tradition.

Les cinéphiles y revivront l’épisode du film 1900 de Bertolucci, dans lequel le fasciste éventre d’un coup de tête une chatte pendue à un mur.

L’écriture y est d’une admirable fluidité, le texte semble avoir été rédigé d’un seul trait de plume, la charge contre le dictateur y est continue, exacerbée, soutenue par une expression ponctuée d’invocations, d’exclamations : un long cri, un défoulement, un soulagement vomitoire, libératoire, sur cinquante pages qui se lisent sans reprendre souffle.

 

Patryck Froissart

12:35 Écrit par Patryck Froissart dans Les chroniques de Patryck Froissart | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

25/08/2017

L'aiguillon de la mort, Shimao Toschio

L'aiguillon de la mort, Toshio Shimao

L’aiguillon de la mort, trad. japonais par Elisabeth Suetsugu, 2012, 641 p.

Ecrivain(s): Shimao Toshio Edition: Editions Philippe Picquier

L'aiguillon de la mort, Toshio Shimao

Recension publiée initialement dans le magazine La Cause Littéraire, sous ce lien ICI

Toshio, écrivain, mène une double vie tranquille, organisée, avec d’une part Miho, son épouse depuis dix ans, et ses deux enfants Shinichi et Maya, avec d’autre part sa maîtresse, désignée tout au long du récit par le syntagme « la femme », depuis à peu près autant de temps.

Tout se passe bien jusqu’au jour où Miho lui annonce, brutalement, qu’elle sait tout.

Ce roman autobiographique commence à ce moment précis : Toshio, auteur-narrateur, est mis par Miho en face de soi au cours d’un interminable et virulent interrogatoire sur les détails les plus intimes de son adultère et sur les raisons pour lesquelles il a éprouvé pendant tant d’années le besoin de fréquenter « la femme ».

Pendant trois jours, sans répit, Miho questionne, veut savoir, tout savoir, le contraint à raconter, compter, expliquer, s’expliquer, s’accuser, s’excuser.

Toshio s’étant engagé à rompre et à ne plus jamais rien cacher, la tempête s’apaise et la vie de la famille semble reprendre son cours.

Mais Miho ne se contente pas de ce premier déballage. Bientôt elle revient à la charge, veut tout réentendre, exige des précisions sur tel point, des développements sur tel autre. Que lui a-t-il caché ? Qu’a-t-il omis ? Sur quel détail a-t-il menti ? Pourquoi a-t-il fait ceci ou cela avec « la femme », qu’il n’a jamais fait avec son épouse ?

A partir de là, les crises se répètent, le couple se déchire devant les enfants désemparés.

Dès lors Toshio découvre en Miho, qu’il aime et ne veut pas perdre, avec angoisse, puis avec épouvante, puis avec une fascination croissante, une personne nouvelle, un être parallèle, en souffance permanente, qui se complaît à le harceler, à l’épier, à contrôler ses moindres gestes, à guetter dans chacune de ses expressions, de ses paroles, de ses pensées, tout ce qui pourrait être en relation avec « la femme ».

Les disputes se multiplient ; le soupçon chez Miho, le sentiment de culpabilité chez Toshio deviennent obsessionnels. Mari et femme ne se quittent plus d’une minute, délaissent les enfants, alternent la haine et l’amour.

Chacun nourrit sa folie de celle de l’autre.

Le couple ne s’accorde bientôt plus que sur un point : ce n’est plus vivable.

Alors époinçonné par « l’aiguillon de la mort », chacun, à tour de rôle, menace de tuer l’autre, annonce son suicide, s’exécute, est retenu ou sauvé in extremis par l’autre, ou par le fils, Schinichi.

Les scènes, obsédantes, récurrentes, avec des variantes, montent en intensité, en violence, entraînent le couple et le lecteur vers une issue qui paraît, page après page, toujours plus inéluctable.

Ce tourbillon dévastateur affecte peu à peu tous les domaines de la vie quotidienne : Toshio a de plus en plus de peine à écrire (ce qui pose un intéressant problème littéraire puisque c’est Toshio qui écrit que Toshio n’écrit plus), les commandes des éditeurs se raréfient, la situation matérielle se détériore, les relations sociales se dégradent, la famille s’isole, s’enferme dans une succession continue de cris, de coups, de faux départs, de menaces de meurtre, de suicides avortés, d’examens médico-psychiatriques.

Sans esprit sain, point de corps sain : Miho maigrit, dépérit ; les enfants, mal nourris, mal soignés, pris à témoin, ballottés de ci de là au hasard des crises, vont mal.

Le lecteur, pris dans ce sordide engrenage, suit pendant une année cette hallucinante descente aux enfers, et se demande quel sera le terme de la chute : qui des deux réussira son suicide, qui des deux tuera l’autre, qui des deux finira à l’asile.

 

Patryck Froissart

23:38 Écrit par Patryck Froissart dans Les chroniques de Patryck Froissart | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

Biographie de Patryck Froissart

 

Patryck Froissart

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Membre de la Société des Gens De Lettres (SGDL)

Membre de la Société des Poètes et Artistes de France (SPAF)

Membre de l'Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF)

 

Né en 1947 à Condé sur l’Escaut, dans le Borinage, région franco-belge minière située entre Valenciennes et Mons.

 

Entre à l'Education Nationale dans l’académie de Lille, pour enseigner le français, le latin et l’allemand au CEG de garçons d’Escaudain.

 

Enseigne le français  au Maroc, à El Menzel, à Ahermoumou et à Essaouira de 1968 à 1975

 

De 1975 à 1977: directeur d'école dans le Cantal

 

De 1977 à 1981: Ecole normale de St Denis (Réunion)

 

De 1981 à 1983: professeur de français et d'histoire au collège Bernica (Réunion)

 

En 1983/84, il enseigne la littérature au Lycée Docteur Lacroix à Narbonne

 

De 1984 à 1986, professeur de lettres au lycée de Mamoudzou et formateur d'instituteurs au Cours Normal (Mayotte)

 

De 1986 à 1988, Inspecteur Départemental dans l’académie de Lille

 

De 1988 à 1991, professeur de français au Collège Bernica (St Paul), chargé de mission académique pour la promotion de la lecture au collège

 

1990: admissible à l’agrégation de Lettres Modernes

 

1991: admis au Concours de Recrutement des Personnels de Direction des Collèges et Lycées

 

De 1992 à 2007: principal adjoint au Collège de La Chaloupe (St Leu, Réunion), puis proviseur au Tampon, à La Saline-les-Hauts, à l'île Maurice, à St Benoît

 

En 2011: formateur de professeurs de français niveau lycée au Cameroun (Ecole française de Limbé)

 

En 2012: officier civil chargé de cours dans l'armée royale du sultanat d'Oman

 

Membre d’AGIR (Association Générale des Intervenants Retraités)

Membre de la SGDL (Société Générale des Gens de Lettres)

Membre de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France)

Membre de l'ADELF (Association des Ecrivains de Langue Française)

 

 

Bibliographie:

 

L'Eloge de l'Apocalypse (recueil de poèmes) en 2003

L'Eloge de l'Opaque Ellipse (proême de 180 pages) en 2005

La Mise à Nu, roman, en 2011

La Déferlante, nouvelle, en 2012 (dans La Dernière Vague, Ed. Ipagination)

La Mystification, conte poétique en 2012

Feux follets, nouvelle, en 2013 (dans Fantômes, Ed. Ipagination)

Les bienheureux, nouvelles, en 2013 (Ed. Ipagination) - Prix spécial du recueil de nouvelles 2014 (Ecrivains de Fondcombe)

Franck Mességué, le champion idéaliste au goulag démocratique, biographie, 2014 (Ebook)

La divine mascarade, poèmes pour une déconstipation mentale, Editions iPagination, janvier 2015

Le feu d'Orphée, conte poétique, Editions iPagination, septembre 2016. Troisième Prix Wilfrid Lucas de poésie décerné en juillet 2017 par la Société des Poètes et Artistes de France.

 

A apporté une toute petite pierre à l'édifice littéraire de:

 

Cri de cœur, essai, de Kris Valaydon, juin 2014 (La Sentinelle, Maurice)

L'amante interdite, roman, de Christophe Vallée, Editions iPagination, novembre 2014

Découvrir l'hindouisme, de Soomant Callikan (Editions Ipagination, 2017))

 

A collaboré humblement à l’ouvrage:

 

Particularités lexicales du français réunionnais, 1984 (Michel Carayol)

 

Publie des commentaires littéraires et des textes personnels, en particulier poétiques, sur divers sites.

Directeur de publication, et conseiller en poésie pour Ipagination Editions Nouvelles.

Rédacteur régulier pour La Cause Littéraire.

Rédacteur occasionnel pour Reflets du Temps, Critiques Libres, et autres magazines littéraires.

 

14:05 Écrit par Patryck Froissart dans Biobibliographie | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |