26/03/2012

iPagination

Site d'auteurs pour auteurs mettant en commun leur intérêt pour l'écriture, iPagination se présente comme suit:

 

Lisa

J'ai 25 ans mais cela fait dejà bien longtemps que j'écris et que je lis, car pour moi, ce sont deux des choses les plus importantes de ma vie. cela me permet de changer de la souffrance en rêve, de m'évader, comme avec une baguette magique. Ces moments je veux les partager avec le plus de monde possible car il ne faut pas renier le rêve, ni le bonheur qui tiennent parfois à si peu. je diversifie mon écriture depuis peu, ayant troqué la poésie contre des nouvelles et des contes. si vous voulez faire un peu de magie autour d'un verre, venez donc à l'ipapotage !


Jean-Marc

Après une vie bien rangée d'ingénieur dans les télécoms à Paris, j'ai décidé d'y mettre un grain de folie... Je rejoins Ipagination en tant qu'humoriste en herbe et pour y apporter ma connaissance des nouveaux outils de communication... Comme mon pseudo l'indique, je suis en charge des aspects marketing...Au fait... c'est quoi votre besoin ?
J'aime : l'histoire, l'économie, les figurines historiques , la cuisine (en tant que gourmet et Chef amateur), la prestidigitation, le chant, les mots cachés des sens et le sens caché des mots...
Je n'aime pas : le sport, l'opéra.

Léo

J'aime les mots, ceux qui crient les âmes, pansent les blessures, transmettent des états, des histoires et donnent vie à des personnages inoubliables.
J'aime ceux qui les produisent, les polissent, les partagent. Ceux qui gravent leur époque d'un témoignage, d'une empreinte, qui disent à qui voudra bien le lire, que nous avons existé, même imparfaits. 
J'aime les fous d'écriture qui pensent secrètement pouvoir changer le monde s'ils étaient lus de façon planétaire. J'aime les artistes qui aiment à partager leur art, le mettre au service de bien d'autres, pour créer une unité inconnue jusqu'alors.
J'aime ces femmes et ces hommes qui œuvrent à rendre les choses possibles. Au cimetière des mots, j'aimerais me recueillir le sourire aux lèvres sur "utopie", lui déposer ma gerbe de rêves, sans plus aucuns regrets.
C'est pour cette raison que je crois en Ipagination, à ceux plus nombreux chaque jour, qui constituent ce magnifique projet et le font vivre, durablement, pour eux, mais aussi pour d'autres.


JeF

Je me suis reveillé un matin en me disant " tiens ... et si jamais je montais un site pour promouvoir autre chose que l'establishment littéraire, des gens nouveaux, un sang neuf, pour l'amour du partage plus que pour le business ?".
Je compte sur vous toutes et vous tous, et sur notre travail pour démontrer que ce n'était pas une idée totalement barge.
J'aime : Les escargots de Bourgogne, les jardins japonais, le rugby, les bananes flambées, les poèmes de Laforgue, le théâtre de Vian, la compagnie des femmes, Schubert, Beethoven, Nickelback, Evanescence, les maths, la philo, les boutons de manchettes, les whisky irlandais, les contes pour enfants, Nicolas de Stael, les aquarelles de Dürer, les matchs d'improvisation.
Je n'aime pas : Renoncer à un rêve, le manque d'enthousiasme, les sentiments négatifs, le chou fleur en salade, l'incivilité sous toutes ses formes, les pianos mal équilibrés, devoir porter des chaussures, les appartements mal aérés, le manque d'organisation.

15:12 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

27/01/2012

La Mise à Nu: édition numérique

La Mise à nu
par Patryck Froissart

 

Nouvelle édition (numérique)

Patryck Froissart met en scène J, un quidam, de sa naissance au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à son émancipation, juste après mai 68.
J grandit entre Valenciennes et Mons, dans un hameau rural du Borinage à la marge des houillères et des usines, sur la frontière franco-belge, dans une famille communiste qui l’envoie au catéchisme.
Ballotté dans les contradictions, les doutes, les incertitudes, et les hypocrisies de l’époque, J construit son personnage, élabore son code moral, et avance, dans un contexte dense et confus, sur le chemin cahotant de l’initiation politique, philosophique et sexuelle, avec le désir de plus en plus lancinant de devenir un homme, pourvu des aptitudes comportementales et physiques qu’il croit nécessaires à la métamorphose. 

Retrouvez des extraits de ce livre en cliquant ici



  Informations complémentaires
 
 

Genre : Romans
ISBN papier : 9782748361896 - 576 pages
ISBN numérique : 9782748374926



  Comment commander cet ouvrage
 
 
Ce livre est disponible à la vente au format papier et au format numérique (ePub) lisible sur iPad, tablettes tactiles et smartphones. Pour vous le procurer :

au format papier, sur le site Internet de Mon Petit Editeur en cliquant ici, ou en librairies, sur commande ;

au format numérique, sur les différentes plates-formes de vente (Apple Store, FNAC.com...) ainsi que sur le site Internet d'Immatériel encliquant ici.

   

 

10:16 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

La traversée des Monts Noirs (Serge Rezvani)

Titre: La traversée des Monts Noirs

Auteur: Serge Rezvani

Editeur: Les Belles Lettres 2011

ISBN: 978-2-251-44419-2

430 pages

 

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Voici un roman qui sort de l'ordinaire.

Faisant voler en éclats le cours narratif linéaire du roman traditionnel, l'auteur choisit une structure polyphonique dans laquelle le personnage narrateur, intradiégétique dirait Genette, quasiment immobile dans un espace clos, isolé, fantastique (les Monts Noirs), et dans un temps défini a priori (le temps d'un étrange symposium d'ornithologues), se trouve être le récepteur-réceptacle muet des fragments narratifs que lui livrent une demi-douzaine de protagonistes d'une histoire qu'ils ont vécue ensemble totalement ou par intermittences.

Le lecteur est invité à reconstituer ainsi peu à peu la linéarité du récit par la mise en relation des éléments que chacun lui confie tour à tour dans un désordre apparent, avec, inévitablement puisque chacun ignore ce que l'autre a révélé, des redites, des contradictions, des omissions, voire des mensonges.

 

A l'étrangeté de ce roman à plusieurs voix, dont le procédé rappelle Jacques le Fataliste (les références à Diderot étant d'ailleurs récurrentes ici) s'ajoute celle de la circularité thématique, exprimée par une incessante mise en parallèle des migrations régulières des oiseaux avec les voyages obsessionnels sur le thème de la fatalité du retour que racontent les personnages: itinéraires géographiques de la Pologne à Israël, d'Israël à la Russie; itinéraires historiques des pogroms de Pologne au massacre des Palestiniens; itinéraires passionnels par les retrouvailles répétées des uns et des autres dans des cercles fermés dont le centre est Fauvette, la femme du roman, en divers lieux du globes...

 

Chacun des lieux, chacun des actants, chacun des temps historiques de référence permet, en filigrane ou par la voix de l'un ou de l'autre, de poser des questions essentielles, voire existentielles, sur un certain nombre de problèmes contemporains et sur la façon dont les vivent les hommes et les femmes directement ou indirectement concernés. Est ainsi posée par exemple tout au long du livre la question insoluble de la propriété de la terre que les uns appellent Palestine, que les autres nomment Israël.

 

Retrouver son chemin au travers de ce kaléidoscope n'est pas chose aisée. L'aventure ici est à la fois dans le texte et dans le cours de la lecture. Le lecteur est contraint de construire l'histoire, de lui donner un sens. C'est un défi passionnant, que j'ai eu un plaisir immense à relever.

 

Patryck Froissart

St Paul, le 27/01/2012

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29/09/2011

La Mise à Nu: extrait 1

Le maître, indisposé, rentré chez lui avant l’heure, avait surpris son épouse extraordinairement nue, l’espiègle, qui ne l’avait pas entendu revenir, en beau train de batifoler caracoler cabrioler cultorgnoler follement de la cave au grenier avec l'adjoint au maire Innocent Boelaert, en transe, breloques brinquebalantes, qui lui pinçait lui agrouliait lui mordouillait en salivant les fesses bondissantes comme les singes ont usage de le faire à celles des Patagonnes.

 

Vla qu’i queur à perte haleine,

Pour attraper sin minou,

A l' cour, même à l' bass' cuijeine.

Et au guernier, tout partout1

 

Lorsque le mâle régulier, sorti brusquement de la soupente où il s’était un temps dissimulé pour apprécier la situation et se chauffer la bile, eut eu intempestivement interrompu la chevauchoire en chambre de l'échevin échevelé éperonnant l'écervelée qui fort arrutéliant s'était toute offerte au montoir, le barbichu avait précipitamment dissimulé sa courte pointe sous un couvre-lit qui ne lui appartenait pas, et s’était lâchement esquivé par la fenêtre vers la maison voisine, où sa propre (en un sens seulement, car elle était réputée très économe de savon) épouse vertueuse et verruqueuse, portant triple casaque boutonnée jusqu’au collet, avait été fort ébaubie d’abord, terriblement outrée ensuite, de le voir débarquer en cet équipage de marchand de tapis incompatible avec l'édilité.

 

Durant l’orageuse altercation née de la certitude que venaient de lui saillir du front, comme de celui d'Actéon, deux énormes andouillers, le nouveau cornupède avait serré fort fort le col désirable et délicatement potelé de la maîtresse du logis et du voisin.

 

J pélerina longtemps, en sortant de l’école, jusqu’à la rue Dervaux, s’attarda devant les grilles vertes de la maison, aux volets obstinément fermés, de son institueur,2 et scruta, renifla, écarquilla des yeux prêts à tout voir, quêtant dans l’atmosphère étrange qui envahissait la cour avec les queues de rat quelque fantomatique silhouette blanche, gracieuse et nue, jouant à loup ou à colin-maillard avec un diablotin aux pieds fourchus, à la barbichette incivile et aux « rognons qui berloquotent » (expression arthurienne), éléments qu'il assimilerait bientôt aux attribucules de l’Hermès de Praxitèle pensivement observés dans le Petit Larousse d'Arthur cruciverbiste.

 

L’homme avait pouvoir de mort sur soi et sur autrui! La révélation fut brutale, mais J s’en accommoda vite: il n’en perdit pas l’appétit, ce en quoi il ne différa pas de ses congénères.

1 Le voilà qui court à perdre haleine/Pour attraper son minou/Dehors, et dans la petite cuisine/Et au grenier, et tout partout

2 sic

16:39 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |

04/09/2011

La Mise à Nu: la critique de Christophe Vallée

Que dire en tournant la page 562 de La Mise à Nu si ce n'est qu'on vient de lire un superbe ouvrage baroque, un fleuve profond de fantaisies musicales ayant la puissance d'une symphonie?

C'est en effet un véritable fleuve palimpseste avec une composition qui rappelle celle de Céline, de Joyce, des premiers Le Clézio, de Géants, ou de La Guerre, avec un art de la citation qui vient toujours en contrepoint par rapport au texte. Les références à la fois à la littérature du Moyen Âge, de la Renaissance, du XIXe siècle, et les clins d'oeil à Diderot, à Froissart bien évidemment, à Lautréamont, au Roman Inachevé d'Aragon et à tant d'autres, entrelacés dans le texte donnent à celui-ci une puissance, une force bien supérieure aux Femmes de Sollers auquel on pourrait le comparer (évidemment à l'avantage de Patryck Froissart puisque Sollers n'a fait que copier les Anglais). Ceci sans compter l'humour, et un travail sur la langue que l'on n'a plus l'habitude de voir depuis bien longtemps. Je suis stupéfait que Patryck Froissart n'ait pas trouvé une maison d'édition «normale», mais ça ne m'étonne pas puisque mon deuxième roman de quelques centaines de pages n'a lui-même pas trouvé preneur... Ce qui fait que j'ai renoncé pour le moment à le publier.

La Mise à Nu est un véritable tableau historique mais en même temps un voyage initiatique à la Michel Leiris avec une construction éclatée dont la structure permet la réunification, un mélange de style narratif classique, de romans américains des années 20, de baroque mais aussi de ce pointillisme qu'on trouve dans le Nouveau Roman et de références à la poésie de nombreux poètes, Aragon, Baillif, Mallarmé... Tout cela s'inscrit dans un tissu métaphorique permettant aux citations de ne pas alourdir le texte. Les références historiques étant pleines d'humour n'obèrent pas ce récit initiatique et donnent à l'ensemble une «fiction de réalité» qui autorise une lecture plurielle du roman en multipliant les points de vue.

Bref! Félicitations pour ce superbe ouvrage : mon édition indique que cet ouvrage a fait l'objet d'une première publication dans mon petit éditeur en 2011 : est-ce déjà la deuxième édition ?

Encore bravo!

Christophe Vallée

Philosophe, romancier

Publications de Christophe Vallée:

- Surface et profondeur (essai philosophique)

- Apparence et réalité (essai philosophique)

- Le Crépuscule de l'Aube (roman)

 

15:25 Écrit par Patryck Froissart dans Mes ouvrages publiés | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | |  Imprimer | Pin it! |